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J'étais en classe de 3ème. Il y avait un nouveau dans la classe. Il s'appelait Noah. On parlait souvent de lui avec mes potes. Comme quoi il était bizarre, effrayant, chelou etc...

Mon meilleur ami, Yann, m'a dit qu'il le connaissait. Il était dans son école primaire. A ce qui parait, Noah a vécu un cauchemar en primaire. Tout le monde lui en voulait. Personne n'a jamais su pourquoi. On le frappait, on volait le contenu de son sac, on lui lançait de la nourriture à la cantine, on le tabassait à la sortie. Même les professeurs lui en voulaient sous prétexte qu'il ne sait que s'attirer des problèmes. Pourtant il était bon élève. Mais à chaque fois qu'il arrivait quelque chose, et que le fautif était Noah. Toujours.

On dirait que tout ceci n'est jamais arrivé vu son sourire qui semble montrer que sa vie était un long fleuve tranquille. Toutes les semaines, deux élèves de la classe doivent mettre les chaises sur les tables le soir. Cette semaine, c'est moi et Noah qui devons le faire. Malheureusement, il devra le faire seul le jeudi. Car je dois être à mon cours de piano à l'heure de la sortie. Le lundi, Noah semblait radieux. Il m'a fait un grand sourire en me remerciant de l'avoir aidé. Ca m'a surpris. Tellement que je suis resté gueule ouverte 5 minutes. Je suis parti du collège. Le mardi soir, il m'a fait la même scène. Je lui ai répondu en disant que c'est moi qui le remercie car c'est lui qui a mis les chaises le plus rapidement et qui a donc mis le plus de chaises. Je lui ai donc dit que c'est lui qui a fait le plus gros du travail t qu'il n'y avait nullement la nécessité de me remercier. Mercredi, comme je ne supporte pas qu'une personne ait plus de travail qu'une autre, je lui ai dit qu'il met les chaises la partie droite de la classe et moi je m'occupe de la partie gauche. Bien sûr, il a fini plus vite que moi. Il me regardait avec un grand sourire. Quand j'ai fini, il m'a dit que je me débrouillais bien. Je lui ai dit avec la voix la plus douce possible que je ne pourrai malheureusement pas l'aider demain soir car j'ai mon cours de piano. Il m'a dit qu'il n'y avait aucun problème.

Le jeudi soir, je lui ai dit au revoir, ce à quoi il m'a répondu avec un grand sourire. Son sourire habituel. Je me suis dépêché d'aller à mon cours de piano. Le bâtiment est juste à côté de mon collège. Quand je suis entré, j'étais surpris de voir qu'il n'y avait personne. J'ai alors demandé à l'homme chargé de l'hygiène des lieux. Il m'a dit que le prof de piano est malade et que je peux retourner chez moi. Je suis sorti et je suis retourné au collège pour aider Noah. Je suis entré. J'allais dire "Mon prof est malade, je reste pour t'aider." mais ma bouche est restée ouverte quand j'ai vu que la classe était chaotique. Les chaises étaient par terre. Dans le désordre le plus total. J'allais demander à Noah ce qui s'était passer. Il s'est mis à chuchoter avant que je ne pose ma question "Ca n'arrêtera pas...". Je voulais m'approcher mais il crié "PARS !". Je suis parti en courant. Le vendredi soir, je suis allé l'aider avec les chaises mais il m'a demandé de le laisser. Je suis alors parti.

Noah ne souriait plus. On dirait qu'il était en dépression. Ma bande est allée tabasser Noah. Je ne leur ai rien dit. Je ne voulais pas me faire rejeter. Ca continuait. Tous les jours, Noah rentrait chez lui le visage ensanglanté. Je suis allé voir le professeur principal. Il m'a dit de ne pas m'en occuper. De ne pas entrer dans leur jeu. J'étais furax. La semaine qui a suivi, Noah était absent. Toute la semaine. 2 semaines après cette semaine d'absence, la directrice est allé dans notre classe avec une tête d'enterrement. Je me souviens de ce qu'elle a dit tellement ça m'a marqué "Nous avons la tristesse de vous informer que Noah s'est suicidé il y a deux semaines par pendaison". J'étais sous le choc. Pourquoi ceci est arrivé ? L'année s'est terminée. Je n'ai plus jamais entendu parler de Noah. Jusqu'à ce que Yann m'envoie un message sur mon téléphone. Il a dit qu'il vu Noah de dos chez lui. Il l'a appelé et l'alarme incendie a retenti. Pourtant, pas de fumer. Pas de feu, pas d'odeur de cramé.

Il est allé dans son sous-sol. L'alarme s'est stoppée et il a entendu un vacarme au premier étage. Il est monté en vitesse pour découvrir que tout l'étage était saccagé. Il m'a demandé de venir chez lui en vitesse car ses parents étaient chez des amis et il était seul. Je suis sorti de chez moi en trombe. Je me suis grouillé jusqu'à chez lui. J'ai frappé à sa porte. Aucune réponse. J'ai encore frappé. Je me suis dit qu'il allait falloir que je me débrouille par moi-même. J'ai pris un caillou que j'ai lancé sur une fenêtre qui a éclaté en mille morceaux. Une fenêtre du rez-de-chaussez. Tout était à sa place. Je suis monté à l'étage. En effet, tout était en désordre. La porte de la chambre de Yann était fermée. J'ai frappé à sa porte, aucune réponse. J'ai frappé encore en disant "Si c'est une blague de mauvais goût, je te préviens que ça va très mal finir !" J'ai finalement ouvert la porte. Sa chambre était aussi chaotique. J'ai commencé à chercher mon pote. J'enjambais un truc à chaque pas. Je trébuche sur quelque chose qui a une forme humaine. C'était le corps sans vie de mon pote Yann gisant sur le sol et le visage déformé. Ce qui a attiré mon attention, c'est le mot écrit sur le mur. L-O-Ï-C. Un gars de la bande s'appelle Loïc. J'ai réfléchi un peu jusqu'à ce que je me souvienne que ça fait tout juste un an que Noah s'est suicidé. Si mon raisonnement était juste, Noah reviendra pour tuer quelqu'un chaque an. Il tuera sûrement Loïc l'année prochaine. Alors j'ai attendu. Le jour J, je suis allé chez mon pote Loïc. A un moment, il y a eu une coupure d'électricité. Bien sûr, c'était le soir. Ses parents ont alors jeté un coup d'oeil au sous-sol pour redémarrer l'électricité. Moi, j'étais resté avec Loïc. Pas question que je le lâche d'une semelle !

Il avait pris sa lampe de poche. Il observait les environs de sa chambre. Jusqu'à ce qu'il pousse un hurlement. Je me suis empressé de regarder dans sa direction, et quand j'ai vu ce qui la fait hurler, j'ai failli m'évanouir. Noah était là. Le plus troublant, c'est qu'il avait encore son sourire. Mais pas de bonheur. Plus un sourire malsain. J'ai pris mon courage à deux mains, puis j'ai dit à Noah "C'est toi qui a fait ça ? C'est toi qui a tué Yann ? Et maintenant tu vas en faire de même avec Loïc ?" Pour réponse, Loïc poussait un autre hurlement. Quand je me suis retourné, il gisait sur le sol, le visage déformé. J'ai hurlé. Et je me suis évanoui. Quand je me suis réveillé, j'étais dans une voiture, menotté. Que s'est-il passé ? Le père de Loïc était à côté de moi. Il m'a expliqué qu'ils ont retrouvé Loïc mort avec le visage déformé et moi qui gisait sur le sol après que le courant soit rétabli. Les policiers m'ont tout de suite pris comme coupable. Après son explication, un policier est venu et m'a sorti de la voiture et a enlevé mes menottes en me disant "Tu es innocent. Il n'y a pas ni arme, ni tes empreintes digitales sur Loïc. Je me suis dit que si je leur raconte ce qui s'est réellement passé, j'allais être interné. J'ai donc décidé de ne rien dire. J'ai juste demandé s je pouvais retourner une dernière fois dans la chambre de Loïc. Ils m'ont accordé la permission. J'ai regardé dans sa chambre et comme prévu, un nom était inscrit sur le mur. R-O-M-A-I-N. Le chef de la bande. J'ai décidé de lâcher l'affaire sinon j'allais finir en prison ou en hôpital psychiatrique. Quelques années plus tard, j'avais un job. Je travaillais en tant que professeur en maternel. C'était l'anniversaire de la mort de Noah. Quand je suis rentré chez moi, il y avait la police. Je suis rentré et un policier est venu me voir. Il m'a dit qu'un meurtre inexpliqué s'est passé chez un de mes anciens camarades de classe de 3ème. Mon nom était inscrit sur le mur de sa chambre. Je lui ai dit qu'il s'agissait sûrement d'une coïncidence. Ils sont reparti au commissariat. J'avais plus qu'un an à vivre. Un an plus tard, je suis rentré chez moi. J'ai fermé la porte et j'ai crié "Tu me cherches ?" et ça sentait le cramé. Je monte à l'étage. Il y a un incendie. Derrière les flammes, je voyais Noah et son sourire. Je suis parti me réfugier au sous-sol. C'est à cet endroit que j'écris cette histoire. Il me reste peu de temps avant ma mort. Je vois déjà son sourire, venu tout droit des ténèbres

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